Les ateliers de VidéoDays 2025
- Républik Sécurité

- 4 déc. 2025
- 7 min de lecture

Atelier 1 : SOUVERAINETÉ EUROPÉENNE
En cette période de guerre économique, conjuguée à la mondialisation, l’Etat devrait jouer un rôle actif pour relancer la souveraineté européenne, voire nationale. Soutient il suffisamment les entreprises françaises et européennes ?
Le code de la commande publique permet, dans une certaine mesure, aux acheteurs publics de privilégier les entreprises de la zone européenne afin d’éviter une disparition des capacités d’innovations technologiques et de productions industrielles. Tout est possible mais rien n’est simple. Il faut soutenir le marché européen face aux concurrences chinoises et étatsuniennes.
Pour cela, les acheteurs publics doivent avoir une parfaite connaissance des besoins afin de choisir des prestataires fiables. Pour garantir une souveraineté utile, il est indispensable de faire une cartographie des enjeux, produits et services sensibles.

Atelier 2 : VIDÉO PROTECTION
La vidéoprotection, à ne pas confondre avec la vidéosurveillance, est la base de la sécurisation des communes ; on peut l’utiliser pour répondre à de très nombreuses situations liées au climat d’insécurité afin de réduire l’insécurité.
De plus il apparait que les villes sécurisées attirent beaucoup plus les nouvelles installations d’entreprises et de résidences secondaires/ principales. Le choix des caméras , algorithmiques ou non, est important mais les architectures déployées avec leurs positionnements judicieux sont déterminantes. Les modalités de fonctionnement des CSU sont essentielles car il est indispensable de pouvoir exploiter les images captées à chaud pour réagir et, aussi, à froid en préventif et dans le cadre d’investigations et d’enquêtes. Au fil des années et en raison du climat d’insécurité croissante, la vidéoprotection est devenue incontournable car elle rassure les populations et facilite les enquêtes. Les caméras « historiques » cèdent la place à des caméras sophistiquées. Le déploiement de caméras intégrant de l’intelligence artificielle pourrait constituer la voie d’une sécurité maximale mais il existe encore de nombreux freins juridiques (CNIL) ; de plus, les budgets disponibles limitent parfois les achats et les remplacements de caméras. La mise en œuvre de ces nouveaux systèmes de vidéoprotection justifie des procédures renforcées et une excellente formation des opérateurs des CSU.
Il faut souligner que la volonté du maire demeure le principal atout pour le déploiement de la vidéoprotection. Le couplage technique -humain est indispensable.

Atelier 3 : POPULATIONS / TERRITOIRES
Dans toute la France, des villes jusqu’aux villages les plus petits et isolés, il est indéniable que la délinquance ne se limite plus à certaines zones réputées sensibles. Les vols à la tire, les agressions physiques, les « guerres de gang »,
les trafics de drogue, … se multiplient sur la voie publique, dans l’espace public, lors des rassemblements festifs. L’analyse de tous les faits d’insécurité recensés est importante pour l’anticipation face au futur. La lutte contre ces fléaux nécessite des systèmes performants de vidéoprotection et des polices municipales largement déployées. Les policiers municipaux sont les primo intervenants et sont très sollicités pour intervenir en cas d’incidents sécuritaires. Leur présence tente de rassurer les habitants et de les inciter à se rendre, à nouveau, dans ces zones dites « dangereuses », assimilables parfois à des zones de non droit. Le moyen qui semble le plus efficace, en cas d’infraction, reste la réponse pénale avec la verbalisation systématique. L’information et la sensibilisation des populations sont recommandées. Les contacts avec les bailleurs sociaux sont toujours bénéfiques. Parfois, par manque de disponibilité, la police nationale « sous traite » des actions sécuritaires aux polices municipales. Les freins financiers et juridiques demeurent présents pour étendre les systèmes de sécurité». Pour renforcer la sécurité, le couplage vidéo avec haut-parleur facilite les capacités d’intervention et il est indispensable de jouer sur tous les paramètres d’un site, par exemple le cloisonnement d’espaces, la lumière, ...

Atelier 4 : PRESTATIONS HUMAINES
Les marchés publics doivent inclure des exigences d’inclusion sociale afin de réduire la fracture sociétale. L’insécurité en France est parfois liée, en partie, à une juxtaposition de personnes d’origines diverses et/ou ayant des statuts sociaux différents ; les unes sont réputées nanties et les autres seraient défavorisées. L’achat public, sous quelque forme que ce soit, pourrait devenir un catalyseur de rapprochement sociétal. Les échanges dans le travail collectif devrait pouvoir lisser ces différences apparentes. Mais il est difficile de contrôler le respect des exigences inscrites dans le cahier des charges sur les exigences de d’insertion. Dans la sécurité privée, les agents subissent des enquêtes CNAPS qui réduisent parfois les possibilités d’insertion. La coopération avec les entreprises de l’ESS est un concept idéal mais pas facilement applicable.
Les marchés de sécurité ne peuvent pas exister sans un encadrement strict de leur déroulement, de la consultation jusqu’au service après vente.

Atelier 5 : LIEUX SENSIBLES
La violence se trouve maintenant dans tous les espaces recevant du public (Stades, écoles, hôpitaux..) . Les échauffourées, les agressions verbales et physiques peuvent apparaitre à tout instant, à partir de futilités, de comportements inacceptés ou d’exigences non satisfaites. Que faire pour éviter ces périodes de tension pouvant dégénérer ? La mise en place d’équipements de sécurité (caméras, contrôles d’accès, portiques, ...) et de moyens d’accueil du public (panneaux, bornes, ..) pourrait contribuer à apaiser les esprits. L’accompagnement juridique des responsables de ces lieux sensibles est fortement recommandé car tout incident sécuritaire pourrait devenir le début d’une dégradation préjudiciable avec des responsabilités engagées.
De plus, les règlements intérieurs et les consignes en vigueur sur ces sites doivent être précis ; toutefois, ils doivent correspondre à des mesures applicables dans le respect des libertés publiques et la conformité juridique. L’approche de la sécurité de ces lieux sensibles ne peut être que globale au niveau des équipements déployés et, aussi, en intégrant la composante humaine qui n’est pas toujours la plus facile. Une caractéristique de ces lieux est la liberté d’accès avec la recherche de fluidité des entrés /sorties humaines antinomique avec certains dispositifs de contrôles d’accès. Pour renforcer l’importance des badges il est important de coupler accès et services sur le badge pour responsabiliser les collaborateurs en donnant des usages complémentaires (restauration, ..).
Il est indispensable de responsabiliser les individus pour renforcer la sécurité qui est vraiment l’affaire de tous. Dans ces lieux, l’agent de sécurité a souvent un rôle augmenté : sécurité accès, accueil, services, renseignements, ...

Atelier 6 : FORCES DE SÉCURITÉ
La mise en place de forces de sécurité au sein de municipalité s’est accentuée dans de très nombreuses communes, pour rassurer les habitants et intervenir rapidement en cas d’incidents ou accidents. Peu de communes sont encore rétives à la présence d’une police municipale. La richesse financière de la municipalité et la volonté du maire demeurent des critères déterminants pour renforcer ou non sa police municipale, en volume et en équipements.
La police municipale, regroupant des policiers municipaux, des ASVP (Agent de Surveillance de la Voie Publique) et des opérateurs de CSU est une police de proximité pour assurer, en priorité, la protection des populations. La police nationale s’appuie beaucoup plus sur la police municipale bien qu’elle ne bénéficie pas des mêmes prérogatives judiciaires. La gendarmerie a plus de ressources humaines pour les interventions en raison 30 à 40 000 réservistes dont elle dispose mais elle n’intervient qu’en zone gendarmerie. Le recours à la sécurité privée est possible mais réservée à des configurations particulières.
Le recrutement des policiers municipaux est assez délicat mais des maires essaient d’attirer des nouveaux candidats avec des salaires et avantages séduisants. De nombreux anciens gendarmes sont présents er de nombreux policiers nationaux viennent renforcer, temporairement ou non, ces effectifs en raison des contraintes liées à la retraite. Des conventions sont souvent établies avec d’autres entités impliquées dans la sécurité globale. L’absence d’OPJ et d’APJ au sein des polices municipales n’est pas fortement préjudiciable (les policiers municipaux ne sont que APJA) car cela délimite un peu mieux les frontières des missions. L’importance d’établir une cartographie des missions en articulant secteur privé et public est avérée car le dispositif sécurité hybride devient plus fréquent.

Atelier 7 : CYBERSÉCURITÉ
De nombreuses entités publiques ont subi des cyber attaques, parfois très graves, ayant entrainé la paralysie de nombreuses activés offertes sur la commune. Ces sites sont, souvent, considérés comme des cibles molles suite à un déni de certains maires, face à la cybersécurité. Empêcher une cyber attaque est quasiment impossible car on ne peut pas sécuriser à 100% un système d’information municipal. Toutefois, il est urgent de protéger efficacement les données les plus sensibles en déployant des « barrières » de cyberprotection, à savoir il faut cloisonner en interne. Pour cela il faut définir différents niveaux de confidentialité des données afin de réduire quasi à néant les effets des cyberattaques pouvant les menacer. L’architecture résiliente des systèmes d’information est impérative et, de plus, il faut intensifier la sensibilisation sur la cybersécurité des personnels des municipalités. Les marchés relatifs à l’informatique doivent inclure des clauses de sécurité et de confidentialité.
Il est obligatoire de rédiger une politique de sécurité des systèmes d’information et de constituer une équipe dédiée à la cybersécurité. Ne pas oublier que les deux maillons faibles dans le traitement des données sont l’humain utilisateur et le sous-traitant. Le cahier des charges contraignant doit être pertinent et proportionné au contrat. Il est intéressant de faire régulièrement des alertes cyber comme on fait des alertes incendie pour tester les réactions à la découverte d’une cyber attaque. Il est recommandé de tester REMPAR25, de l’ANSSI pour évaluer son niveau de maturité en cyber sécurité. Les responsables en systèmes d’information doivent bien connaitre les réglementations en vigueur (RGPD, REC, NIS2).

Atelier 8 : VOL & VANDALISME
On observe de plus en plus de dégradations des équipements de sécurité et des espaces de confort de vie installés sur les territoires des communes. Les vols de câbles en cuivre déployés ne sont pas exceptionnels et provoquent des interruptions de service. Les systèmes de sécurité sur les territoires des municipalités impliquent des équipements onéreux, des supports physiques indispensables et des moyens de transmission enterrés ou non. Les dégradations de abris bus reflètent un climat d’insécurité et ce sont les opérateurs régissant ces abris qui doivent les remettre en état rapidement. Pour patrouiller, les policiers municipaux utilisent les moyens de transports adaptés aux zones fréquentées (vélos, trottinettes, deux roues motorisés, voitures). Les patrouilles à cheval se font essentiellement par la garde républicaine qui intervient dans toute la France dans les zones identifiées. Les délinquants prennent plaisir à s’attaquer à tous ces équipements, soit pour les détruire soit pour les neutraliser. La vidéoprotection demeure un moyen incontournable de dissuasion. Ne pas oublier que les dégradations coûtent très cher ; une municipalité peut dépenser plus de 400K€ pour remettre en état des murs tagués.









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